Se connecter

Les Fêtes

Les fêtes juives

Les fêtes juives s’organisent autour d’un calendrier luni-solaire, c’est-à-dire qu’il dépend de la position de la lune, du soleil  et de la terre. Il faut savoir aussi que la semaine commence le dimanche et non le lundi. Ainsi leur jour de repos est le samedi.
 
Shabbat shalom !

 Le Judaïsme compte un grand nombre de fêtes et donc de spécialités culinaires, à commencer par Shabbat.

Chaque vendredi du coucher du soleil jusqu’au coucher du soleil du samedi, les juifs célèbrent le jour de repos du septième jour. C’est généralement le jeudi que l’on prépare tous les repas de Shabbat, pour ne pas avoir à recuisiner.
Le repas a lieu chaque semaine, mais il diffère selon les familles et les pays. La tradition des hallotes est partout respectée. Ce sont des pains tressés qui sont rompus par le patriarche et distribués à tous les membres de la famille.
On retrouve dans beaucoup de familles les kemia, qui ont pour principe de présenter un éventail de petites entrées différentes. Ce sont des salades à base de différents légumes,
comme celles aux aubergines grillées, les salades de carottes. Une manière conviviale de patienter et de picorer avant le plat principal.
Bonne année !

La première fête de l’année, en septembre sur le calendrier grégorien, est Roch Hachana, le nouvel an juif. C’est à chaque fois l’occasion de faire un grand festin.

 On retrouve principalement trois plats :
- L’épaule d’agneau aux fonds d’artichauts, accompagné d’un ragoût de fèves fraîches.
- Les boulettes
- Le poulet aux oignons

 
Pour les juifs ashkénazes (juifs d’Europe de l’Est), la soupe de poulet est l’un des plats les plus importants.

Il ne faut pas oublier la traditionnelle tranche de pomme Granny Smith trempée dans du miel pour avoir une année pleine de douceurs. On trouve aussi le vin blanc comme symbole des fautes expiées. Il est conseillé de poser quelques ingrédients sur la table qui représentent des bons présages :
-    la courge (abondance, fécondité)
-    la figue (la richesse)
-    la grenade (vie, amour, fertilité et prospérité)
-    les grains de sésame (la multiplication et immortalité)
-    le jujube (symbole de la limite et de la mesure dans l’espace et dans le temps)
-    la pomme (représente les nouveaux fruits)…

Ce jour-là, on offre des corbeilles de fruits à ses proches, pour leur symbolique. On trouve également une tête de poisson dans un plat, symbole de la réussite.

Le Grand Pardon

Puis arrive Yom Kippour, aussi nommée le Grand Pardon, une des fêtes les plus connues. C’est une fête d’expiation. Etant un jour de prière et de jeûne de 25-26 heures, il est conseillé de faire un grand repas la veille.
Traditionnellement, on mange du poulet, symbole de l’expiation, sous toutes ses formes : potage, couscous, poule-au-pot, tajine, etc. Il est possible  de cuisiner tout ce qu’on veut ce jour-là, tant que c’est à base de poulet ! Cette célébration est une grande fête de partage en famille et entre amis.
La fête des cabanes

Après Yom Kippour, c’est le tour de Souccot, « la fête des cabanes », une fête très célébrée. On fête la récolte des nouveaux fruits. Aucun plat spécifique n’est recommandé, mais il faut mettre sur la table quatre espèces de végétaux indispensables au bon déroulement de la fête. Ils ont plusieurs symboliques, notamment l’étude de la Torah et la représentation des membres du corps humain :
  • un cédrat (fécondité, le cœur)
  • une branche de saule (immortalité, la bouche)
  • du myrte (jeunesse, virginité, beauté, l’œil)
  • une palme de dattier (renouvellement des saisons, la colonne vertébrale)
Souccot est l’occasion de construire la soukka, dans laquelle la famille doit passer la plupart de ses journées et y inviter ses amis pendant sept jours. Chaque soir on y invite un nouvel hôte. C’est un moment très privilégié car le partage y a une grande place et c’est une fête très joyeuse. On mange dans la soukka décorée de fleurs et de fruits.
 
La fête des Lumières

Une autre fête très importante, est Hanoukka, ou la fête des Lumières. On fête le Miracle de la Lampe à huile qui est restée allumée pendant 8 jours. Cette célébration est aussi importante que ses mets, préparés à base d’huile d’olive, en référence aiu miracle. On mange aussi les indispensables manicotti qui sont des boulettes de bœuf et à la tomate. Les manicotti existent en version sucrée. Sans oublier les délicieux laktes (beignets de pommes de terre), les yoyos (gâteaux frits et passés dans du miel)…
 
« Aujourd’hui, Hanoukka est surtout une fête pour les enfants, car elle tombe au même moment que Noël. Et puis ce jour-là, et vu que c’est la saison, nous mangeons comme les chrétiens : de la dinde, du chapon, du foie gras… Il faut simplement que ce soit cacher », nous explique Jerry Lévy.

Vos recettes pour Hanoukka :
Sauté de poulet sauce soja
Soupe de maïs, haricots rouges, oignons
Chapon farci au foie gras
Emincé de dinde à la cannelle
Sot-l’y-laisse de dinde au curry et  gingembre
Foie gras en brioche
Pintade au foie gras et fricassée forestière 
Chapon farci aux  fruits secs
Beignets de semoule
Beignets aux pommes à la vanille de bourbon
Muffins au miel
Croquants aux amandes et à l’huile d’olive

Le nouvel An des arbres

D’autres célébrations viennent rythmer la vie des juifs. Il y a notamment Tou bi-chevat. C’est une fête symbolique qui représente le nouvel An des arbres. On fête l’arrivée du printemps, c’est-à-dire le renouveau de la nature. Sur la table, on dispose plusieurs éléments indispensables : blé, orge, dattes, grenade, figue, raisin, olive (symbole universel de la paix).

Ce jour-là, il faut aussi consommer 15 fruits, les plus rares et les plus exotiques possibles. Ils sont répartis en trois grandes catégories :

  • ceux dont on mange l’intérieur et l’extérieur (la pomme)
  • ceux dont on ne mange que l’intérieur (l’amande)
  • ceux dont on jette l’intérieur, comme le noyau (la datte)
La fête des papilles

Vient ensuite la fête des sorts, ou plus exactement  Pourim. Et pour les bouches sucrées, c’est vraiment la fête ! Ce jour-là on sert surtout des mets sucrés. Les Oreilles d’Aman aussi appelées beigli, qui sont des gâteaux sablés triangulaires. Ils sont préparées seulement pour cette occasion : à base de confiture, d’œufs et de noisettes ou amandes.
 
Dans les pays d’Europe de l’Est on retrouvera les strudels sucrés ou salés. En Tunisie, c’est le maakoud (gâteau à base d’œufs et poulet) qui a tous les honneurs. Le festin quant à lui est servi avec pour accompagnement du vin.
Ce jour-là, c’est l’occasion de montrer à tous vos talents de pâtissiers, puisque Pourim est aussi une fête d’échange. Chaque famille distribue à ses proches, ses voisins, ses amis, ce qu’elle a confectionné pour ce jour de fête : au moins un panier à une personne composé d’un vin, de pâtisseries et de douceurs. C’est la Mishloa’h Manot. Ce rituel rappelle les paniers de Noël.

Pourim c’est aussi une fête durant laquelle on fait un cadeau aux plus nécessiteux. Une journée joyeuse et festive pour toutes les familles.

La Pâque juive

Comme chez les chrétiens, l’un des grands moments de l’année est Pâque, appelée Pessah.

Durant cette fête les juifs commémorent l’exode des hébreux dans le désert qui fuyaient l’Egypte. Les hébreux partirent à la hâte, emmenant leur pain qui n’avait pas eu le temps de lever, et le consommèrent ainsi dans le désert. En souvenir de cela, on mange du pain azyme pendant cette fête.
 
Un grand ménage est effectué dans  toutes les maisons avant Pessah, pour enlever tous les produits qui ont levé (biscuits, gâteaux à la levure, pain). Et d’ailleurs une chasse est organisée avec les enfants qui partent avec une plume à la main, à la recherche des miettes de pain, dans tous les recoins de la maison. Un rituel semblable à la chasse à l’œuf de Pâques.
 
Sur la table, on prépare le Seder, c’est-à-dire le repas rituel pris durant les deux premiers soirs de Pessah et durant lequel les familles prient. Avant le grand festin, les éléments de la table du Seder sont consommés entre deux prières suivant un rituel défini. Plusieurs symboles composent la table :
 
  • 3  matsoths, c’est-à-dire du pain azyme, couvertes séparément et placées l’une sur l’autre. C’est en souvenir du pain qui n’avait pas eu le temps de lever .
  • Des herbes vertes (persil, ciboulette…)
  • De l’eau salée, qui rappellent les larmes des enfants esclaves d’Israël.
  • Des herbes amères (endive, laitue…) pour rappeler l’âpreté de l’esclavage en Egypte.
  • La Harosset : c’est un mélange de noix, de pommes et cannelle dans du vin, symbole du  mortier utilisé par les esclaves dans la fabrication des briques.
  • Un os avec de la viande pour rappeler le sacrifice.
  • Un œuf dur en mémoire de la destruction du Temple de Jérusalem.
M. Lévy nous explique qu’il existe deux rythmes en ce qui concerne le pain de Pessah : « Il y a d’abord le rythme ashkénaze, qui représente les juifs de l’Est (Allemagne, Pologne…). Eux mangent beaucoup de pain azyme  comme du pain normal. Et puis il y a le rythme séfarade, c’est-à-dire les juifs du Maghreb. On ne mange pas beaucoup de pain azyme, il nous sert surtout pour épaissir les boulettes préparées lors du repas de Pessah. Ce rituel dure sept jours. ».


Cuisses de poulet à l’orange et à la menthe
Tajine poulet, dattes, abricots secs et amandes
Gâteau aux amandes de Pessah
Oranges à la cannelle
Tarte au poulet, oignons, miel et amandes

Boulettes de viande à la marocaine
Galette de pain azyme

 

 
Vive la Mimouna !

Au bout de sept jours, les papilles des marocains attendent avec beaucoup de bonheur la Mimouna, et surtout sa moufleta !

La Mimouna marque la rupture avec Pessah. On recommence à manger avec ferveur des aliments levés, et pour cela quoi de mieux que la moufleta, la crêpe traditionnelle marocaine. Elle est toute simple, à base de farine, sucre, eau et levure de boulanger. Sa forme originale  est carrée.
Et accompagnée d’un verre de lait fermenté ou d’un thé à la menthe et nappée de miel ou de confiture, elle fait plus d’un heureux !
 
La table verte

Chavouot arrive quelques semaines plus tard. On célèbre le souvenir du don de la Torah, la récolte des nouveaux grains et les plats à base de lait et de fromage. Tout un programme ! Mais pour M. Lévy, le plat qui symbolise le mieux cette fête est la bqayla, qui est un plat tunisien. Un plat à base de viande, épinards, haricots verts, tout vert pour symboliser la chance. Les  juifs d’Inde aiment déguster les ladoos, des petits gâteaux à base de pistache, amandes, noisettes, raisins secs…
2 Commentaire(s) sur “Les Fêtes
  1. jean a ecrit:

    une question me chiffone : pourquoi il y a t’il la fête de la dédicace (hanouka) chez les juifs Nazarehain différente de hanouka orthodoxe?

  2. Shalom
    Il n’y a de différence qu’en ce qui concerne le Messie. Yeshoua a vécu ces fêtes jean 10/22

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *